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Association pour la Promotion des Enclos paroissiaux de la Vallée de l'Elorn

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Trémaouézan

Enclos de Trémaouézan


L’enclos de Trémaouézan peut être considéré comme le type de l’enclos paroissial. Ce terme d’enclos, né au XIXe siècle, caractérise un certain nombre de nos églises paroissiales.


Il s’agit le plus souvent, comme ici, d’un édifice bâti dans les années 1500 et orné de retables.
Ces enclos sont constitués, généralement, d’une porte monumentale – mais ce n’est pas le cas ici – d’un calvaire, d’un ossuaire, d’un porche Sud avec les douze apôtres, de fonts baptismaux avec baldaquin, d’une chaire à prêcher, de plusieurs retables et, bien sûr, d’un mur extérieur délimitant l’enclos avec les portes barrées d’une pierre que l’on doit enjamber, marquant la limite entre l’espace sacré et l’espace profane.


On est surpris de découvrir à Trémaouézan une si riche église dans une si petite paroisse au sein d’une commune qui n’a jamais compté autant d’habitants que de nos jours, même si elle est loin d’en atteindre le millier !
L’un des mécènes de la primitive église, aujourd’hui la partie basse, s’appelle
Alain de Coëtivy, né à Plounéventer, créé cardinal en 1448, décédé en 1474. Le cardinal était lui-même en lien avec la famille Jean de Penmarc’h dont on croise le château, à la sortie du Folgoët, en allant vers Plouguerneau.


Ce rappel montre bien les liens « temporels » de Trémaouézan avec la basilique du Folgoët, où le cardinal avait prévu de se faire enterrer. Mais comme il mourut à Rome, il y fut enterré, dans l’église Sainte-Praxède.
Une centaine d’années après la construction de l’église de Trémaouézan, s’ouvre la période des remaniements et agrandissement.

 

L'ossuaire de l'enclosOn trouve ici et là les dates de 1555 et 1597. Il s’agit, en particulier, de la chapelle Saint-Jean- Baptiste, dont la façade Sud s’offre, en premier plan, au regard du visiteur entrant depuis la place.
Le porche sud porte les dates 1610 et 1622. Le clocher, détruit par la foudre en 1702, est reconstruit en 1714.


Situé à une trentaine de mètres au Sud de l’église, bordant le mur d’enceinte du cimetière, l’ossuaire est du XVIe siècle. Le petit calvaire entre l’église et l’ossuaire peut être daté de 1530.