Landerneau Saint Thomas

Statues de saints

Dans les murs de la nef, les orifices que l’on voit sont des « vases acoustiques ». Ils sont insérés dans la maçonnerie afin de donner à l’espace considéré une qualité acoustique en absorbant les vibrations qui perturbent l’écoute. Plusieurs chanteurs et musiciens ont remarqué la qualité acoustique de cette église.
Grâce aux soins de restauration apportés par Louis Morvan en 1985 et 1986, plusieurs statues ont pu être sauvées de la disparition et être aussi mises en valeur.

La Vierge couchée semble être du même ciseau ou du même atelier que la Vierge couchée du tympan de La Martyre ou encore du Folgoët, qui sont datées des années 1430. Elle aurait séjourné en 1795 à la chapelle des Anges avant un déplacement dans le porche de Saint-Thomas. Des traces de polychromie auraient alors disparu.


La statue de Jean Baptiste, en kersanton du XVIe siècle, désigne du doigt « l’Agneau de Dieu » qu’il porte sur un livre. On trouve la même statue à La Martyre. Sur le socle, on peut observer un blason écartelé, emblème d’une famille où deux origines sont importantes.

 

 

Saint Sébastien, martyr sous Dioclétien vers 284, troué par des flèches avant une exécution par bastonnade. Troisième saint patron de Rome après Pierre et Paul, il protège les soldats et des épidémies. Sa statue serait du même atelier que celle de la fin du XVIIe de saint Charles Borromée.

 

 

Saint Charles Borromée (1538-1584), neveu du pape Paul IV, auteur du catéchisme du Concile de Trente, archevêque de Milan, apparaît revêtu de la soutane, de la dalmatique et de la mozette de cardinal.
Canonisé dès 1610, il peut être invoqué par les catéchistes et les séminaristes. Protecteur de Milan, il serait aussi celui de la confrérie des amidonniers, importante à Landerneau. On le retrouve dans l’un des grands retables de Rumengol.

 

 

 

Le groupe Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus (XVIIe), par l’expression des visages, est visiblement d’inspiration flamande. On peut rapprocher cette sainte Anne trinitaire de deux groupes comparables à Malines en Belgique (1510) et à Plouégat-Guerrand en Trégor (XVIe).

 

Celle de Saint Yves (env.1250-1303), canonisé dès 1347, patron de la Bretagne et des avocats, a fait l’objet d’une importante restitution d’une toque particulière.

 

La statue de Sainte Barbe, sainte orientale du IIIe siècle, tient la tour où son père l’a enfermée pour sa foi. Elle y a fait percer une troisième fenêtre en souvenir de la sainte Trinité. Suppliciée par son père, celui-ci est frappé par la foudre. Elle protège les pompiers, les mineurs et les carriers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’autres oeuvres expriment un sentiment religieux plus profond. Comment ne pas penser à l’affirmation de l’émotion dans l’expression d’une des statues de saint Joseph, dont la fête du 19 mars a été instituée comme fête d’obligation en 1621. Il est le saint patron de l’Église universelle depuis 1870, comme avant des charpentiers et des artisans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La statue de saint Georges, terrassant le dragon témoigne aussi d’une iconographie traditionnelle. Il est le saint national de l’Angleterre comme celui de Gênes et des chevaliers. Les deux sculptures ont été restaurées au printemps 1986.

 

 

 

Il en est de même pour la statue de saint Nicolas (250-343), évêque de Myre en Anatolie, saint patron de la Lorraine depuis 1477, où les enfants sauvés du saloir ont été reconstitués.